Coupe du Monde 2014

Les Bleus ont tout faux

Les Bleus ont tout faux
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Le premier des deux buts ukrainien signé Zozulia a freiné les ardeurs françaises à Kiev.

Le pire résultat ou presque ! Ce vendredi, la France s’est fait cueillir sur le score de 2-0 par l’Ukraine à Kiev et devra par conséquent réaliser un exploit dans quatre jours au SDF pour s’ouvrir les portes du Brésil En tour de barrages aller de la Coupe du monde 2014 dans la zone Europe, les hôtes des Bleus ont fait la différence par deux réalisations signées Zozulia (61e) et Yarmolenko (83e, sp). Surtout, les Tricolores, réduits à dix après l’exclusion de Koscielny (90e), ont affiché un niveau de jeu médiocre qui les empêche pratiquement de rêver à tout retournement de situation…

Les échos des cris de soulagement entendus dans le camp bleu lors du tirage au sort des barrages de la zone Europe le 21 octobre dernier se sont définitivement éteints ce vendredi soir à Kiev. L’Ukraine était annoncée comme le maillon faible des quatre adversaires potentiels de l’équipe de France, les diseurs de bonne aventure se seront tous trompés dans les grandes largeurs ! Jusqu’ici invaincus en sept confrontations face à l’Ukraine, les Bleus ont choisi le pire moment pour subir leur première défaite, une défaite sans appel face à onze morts de faim qui, poussés par leur bouillant public, auront gagné le combat athlétique et, au final, le match, s’offrant une bonne partie de leur ticket pour le Brésil.

Après une première période tendue mais correcte, la formation tricolore a fini par exploser sous les coups de boutoir des hommes de Mikhaïl Fomenko et notamment de ce diable de Zozulia, attaquant qui ne paie pas de mine, mais qui aura su à lui tout seul faire basculer la partie dans le camp ukrainien en seconde mi-temps, marquant le premier but avant de provoquer le penalty du second, transformé par Yarmolenko. Pire, les Bleus ont fini par perdre leurs nerfs, à l’image de Koscielny, expulsé en fin de match, tout comme Kucher juste après lui dans le camp adverse. Le match retour mardi prochain sera sans doute aussi tendu que cette première manche, mais l’Ukraine est nettement en ballotage favorable – jamais une équipe victorieuse 2-0 à l’aller dans de tels barrages n’a été éliminée -, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle l’a mérité.

Koscielny craque deux fois

Car la France, pourtant prévenue la veille par l’entraîneur ukrainien qui lui avait promis la guerre, n’a pas su répondre au défi physique proposé par les joueurs de l’Est, plus costauds physiquement comme mentalement. Le 4-2-3-1 bâti par Deschamps, avec seulement deux défensifs, Pogba et Matuidi, et une ligne de trois derrière Giroud, au sein de laquelle Valbuena avait été sacrifié au profit de Nasri dans l’axe et Rémy à droite, a tenu bon lors d’une première période tendue, les Français semblant même un moment prendre l’ascendant, sans cependant se montrer réellement dangereux. Mais peu à peu, on a senti les locaux imposer leur rythme, s’offrant des semblants d’occasion par Edmar (29e) et surtout Konoplianka, contré in extremis à deux reprises par Debuchy (32e et 39e).

A la pause, Deschamps demande à ses joueurs de continuer dans le même registre, en mettant cependant davantage d’impact offensif, Giroud puis Rémy tentent d’inquiéter Piatov, mais les Bleus ne parviennent pas à se dépêtrer de la robuste défense adverse. Pire, ils craquent une première fois sur une combinaison sur le côté gauche initiée par Zozulia d’une reprise acrobatique, la remise instantanée d’Edmar revient dans les pieds de l’avant-centre ukrainien, qui résiste au retour de Debuchy et trompe Lloris, qui ne peut que freiner le ballon (1-0, 61e). Si Nasri dans la foulée manque la seule véritable occasion tricolore du match en tirant sur Piatov à la sortie d’une combinaison Ribéry-Giroud (65e), le match bascule une seconde fois dans le camp ukrainien lorsque Zozulia pousse Koscielny à la faute dans la surface, Yarmolenko transorme en force le penalty (83e). Cette fois, la messe est dite, les Ukrainiens sont même à deux doigts d’en mettre un troisième, Koscielny parachève sa soirée maudite en se faisant logiquement expulser pour un mauvais geste, triste épilogue d’une triste équipe de France. Reste que ces Bleus ont souvent été inconstants ces derniers temps, après avoir montré leur mauvais visage à Kiev, seront-ils capables d’en proposer un radicalement différent mardi prochain ? Le Brésil est à ce prix…

Source : football.fr

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