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Le top 3 des confs de Mourinho

Le top 3 des confs de Mourinho
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Malin, José Mourinho adore les conférences de presse. Il adore jouer avec les mots et avec les plumes des journalistes qui lui font face. Le Portugais distille également les compliments, les tacles ou encore les fausses pistes comme personne. Dimanche, il prétendait que Manchester City était le grand favori et lundi que son masseur a fait la causerie. On n’est pas obligé de le croire…

« Eres el puto jefe. (tu es le putain de chef)… » Ces mots, acides, viennent, d’un Pep Guardiola qui n’en pouvait plus de la rivalité malsaine entre Barcelone et le Real Madrid. Celui qui entraînait alors le Barça faisait référence aux conférences de presse de Mourinho. Et il avait raison. Car José Mourinho est brillant devant la presse. Que l’on soit d’accord ou pas avec lui, ou même avec ses méthodes, il possède mieux que personne l’art de passer les messages, d’aiguiller les articles dans le sens qu’il souhaite. C’est une sorte d’art du camouflage, on met en avant un fait de match, une faute, un carton, une décision arbitrale pour mieux esquiver le sujet principal qui pourrait être le jeu développé par son équipe ou encore des choix litigieux. C’est là l’une des armes de Mourinho mais il en possède beaucoup d’autres.

On aurait pu débuter ce top 3 par la causerie d’avant-match du masseur Billy McCulloch avant le succès face à Manchester City lundi mais on a finalement opté pour 3 autres temps forts…

« Je vous aurai donné l’équipe… »

En déplacement à Auxerre avec le Real Madrid pour un match de Ligue des champions, José Mourinho fait face à une presse espagnole concentrée sur le choix de laisser Pedro Leon à Madrid. Le Portugais en a déjà parlé et s’agace ouvertement de ces questions. Il tresse des louanges au football français, à Guy Roux  et même à la presse française à qui il donne une information Karim Benzema sera titulaire. Il adresse ensuite une pique aux Espagnols, « vous ne m’avez pas parlé de football, vous m’auriez demandé l’équipe, je vous l’aurai donnée ! » Un journaliste tente alors sa chance, Mourinho se lève et répond avec le sourire aux lèvres : « c’est trop tard »« .

« Je parle qu’à ton directeur »

José Mourinho a d’abord été encensé pendant de longs mois par la presse madrilène qui avait les yeux de chimère pour celui qui devait permettre au Real Madrid de battre le Barça. Et puis, la situation a lentement dégénéré au point que Mourinho a fini par envoyer Aïtor Karanka son entraîneur-adjoint à sa place en avril 2011 (cela s’est reproduit très souvent par la suite, notamment lors de sa dernière saison à Madrid). Les journalistes ont alors quitté la conférence de presse en signe de protestation. Lors de la conf de presse suivante, à la première question, il répond : « vous êtes le directeur de AS ? Parce que selon votre philosophie, si tu ne veux pas parler à mon adjoint, moi je ne veux parler qu’à ton directeur…« 

Les règles anglaises

José Mourinho a une vision très précise de ce qui ne lui convient pas. Lors de sa deuxième saison à Chelsea, après un match contre Newcastle et alors qu’un penalty qu’il estimait évident n’avait pas été sifflé en faveur de son équipe, il répond à un journaliste qu’il continue d’apprendre les règles du football anglais et déclare: « Ce n’est pas possible d’obtenir un penalty face à Manchester United et ce n’est pas possible d’en siffler un en faveur de Chelsea. Si l’on me punit parce que je dis la vérité, ce serait la fin de la démocratie et le retour à d’autres temps. Si on me dit qu’il n’y avait pas penalty, il faut aller chez l’opticien.« 

Source : football.fr

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