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Aulas: « Pas les moyens de payer »

Aulas: « Pas les moyens de payer »
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Depuis l’annonce de l’UCPF (l’Union des clubs de football professionnel) de faire grève le week-end du 30 novembre, les présidents des formations de Ligue 1 n’hésitent pas à aller au mastic pour expliquer (ou justifier, c’est selon) leur décision. Prolixe sur le sujet de la taxe Hollande, Jean-Michel Aulas a profité d’une tribune sur le site officiel de son club ce vendredi pour évoquer les dangers qu’encoure le football français selon lui, un secteur qui n’aurait pas assez d’argent pour payer.

« C’est un mouvement de colère« , a annoncé ce vendredi Jean-Michel Aulas à ceux qui veulent bien l’entendre. Instigateur, parmi d’autres, de la révolte des clubs de foot pro à la taxation spécifique promise par François Hollande, le président de l’OL s’est de nouveau exprimé pour tenter de rendre la démarche moins impopulaire qu’elle ne l’est. « C’est la raison pour laquelle nous sommes là, a avoué le dirigeant français sur le site officiel de son club, pour expliquer que nous ne voulons pas aller contre des mouvements de solidarité mais qu’il s’agit d’aller pour l’emploi, pour trouver des solutions pour que le foot français garde son rang. »

Alors que le Président de la République a promis une réunion avec les membres de l’UCPF dans six jours (« un geste d’ouverture« , selon Aulas), ladite instance tente avant ce moment fatidique d’affirmer ses bonnes intentions. Non, le refus de payer la future taxe sur les gros salaires ne viendrait pas d’un égoïsme crasse de la part des présidents de clubs. Ces derniers seraient même habités par un esprit social évident. « Si on supprimait ces impôts qui sont contraires à l’esprit d’initiative, on peut assurer qu’il y aurait une création d’emplois. Je suis prêt à m’engager à créer des emplois si on ne met pas une taxe qui est contraire à cela« , dit aussi « JMA ».

Une rétroactivité « profondément injuste »

Dans le viseur des dirigeants tricolores, qui se rapprochent dans ce chapitre de leurs concitoyens, la rétroactivité prévue pour cet impôt. « Aujourd’hui on se retrouve avec une taxe qui va venir frapper des entreprises sur des contrats signés antérieurement à cette décision, critique l’homme d’affaires de 64 ans. Elle est profondément injuste parce que nous ne pouvons pas faire en sorte d’adapter notre stratégie à ce qui nous ait demandé. »

Et si Aulas assure que dans un futur proche, les clubs peuvent aller « vers un allègement de la masse salariale, un plafonnement des rémunérations« , il réfute la possibilité d’y arriver avec ce projet de loi: « On va taxer des contrats à temps qui ont été décidé avant et sur lesquels nous n’avons aucune possibilité d’interaction. […] On n’a pas les moyens de payer cette taxe. » La solution qui conviendrait au vice-président de l’UCPF serait de « ne pas taxer les contrats signés avant ou qu’on puisse exonérer des entreprises qui sont déjà déficitaires.C’est cela qu’il faut expliquer au Président de la République. » Réponse jeudi prochain.

Source : Football.fr

 

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